Eva a assisté au The X Factor Live Tour 2013 à Londres ! Découvrez son récit !
« Bourlinguer toute la matinée dans Londres, en ouvrant grand les yeux comme si j’allais avaler la ville toute entière rien qu’en la regardant, pour finir sur le quai d’une gare à essayer de trouver le bon train pour Wembley, une boule au ventre.
Une fois dans le train, il a fallu attendre 10 minutes avant que les portes ne se ferment puis nous sommes partis. Un écouteur dans les oreilles, l’autre dans celui de l’amie qui m’accompagnait, je regardais le paysage défiler à travers les vitres du train en me torturant l’esprit. Je n’avais jamais voyagé dans un pays étranger toute seule, encore moins pour aller à un concert dans une grande salle, et tout cela avec une connaissance limitée de l’anglais.
Nous étions le 23 Février et nous sommes arrivées à 16h. En sortant du train, nous sommes sorties dans le froid et nous avons remonté la grande rue piétonne qui menait au Wembley Stadium. Juste à côté il y avait le Wembley Arena, qui paraissait minuscule à côté du stade. Devant le stade, il n’y avait strictement personne mis à part des gens en gilets fluos de la sécurité. Nous avons contourné le bâtiment pour essayer de voir à quel point il était grand et en collant nos oreilles à des portes en métal nous pouvions entendre le public crier et chanter. En sortant alors les billets, j’ai senti mon sourire se figer. Le concert n’était pas programmé à 18h30 comme nous le pensions mais à 19h30. Nous étions arrivées beaucoup trop tôt. Nous avons alors demandé à un monsieur en gilet fluo à quelle heure nous étions autorisées à rentrer. Il a expliqué qu’il ne fallait pas rester devant les portes pour le moment car il fallait laisser les gens sortir. Nous n’étions autorisés à entrer dans le hall pour se mettre un peu au chaud qu’à 17h30. Problème, il n’y avait strictement rien, RIEN aux alentours où rentrer pour se mettre au chaud tranquillement. L’impression d’être dans une zone industrielle. En cinq minutes, on ne sentait plus nos visages, ni nos doigts, ni nos orteils. Au final, nous avons passé 1h30 cachées derrière une énorme colonne du parking désert du stade à grelotter en répétant à tour bout de champ « Il fait froid », « J’ai froid », « Mon Dieu il reste combien de temps j’ai froid » (il faisait VRAIMENT froid) et nous nous sommes dirigées vers l’entrée, juste à temps pour voir un raz de marée humain déferler sur nous. Nous avons fait la queue, attendant encore dehors, puis nous avons commencé à rentrer petit à petit. Il a fallu attendre encore une bonne heure dans le hall exposé aux courants d’airs pour pouvoir s’installer dans la salle, à 18h30.
Assises à deux sièges du bord, dans les 15-20 premiers rangs environ, nous avons alors sorti ma pancarte pour voir dans quel état elle était. Petite précision, j’ai dû renoncer à mon idée initiale et en faire une autre avec les moyens du bord (feuilles A4, scotch qui ne colle pas, peinture de mauvaise qualité qui laisse des traces au moindre contact) la nuit précédant notre départ. Autant vous dire qu’avec le voyage elle était dans un état pitoyable. Nous avons passé l’heure qui a suivi à la tapisser de scotch, levant les yeux vers l’écran géant en entendant «I can’t explain what’s gotten into me, my sanity is in the passenger seat, I let her drive she is my guide, we’re flying reckless tonight. Direct me to the FLOOR![…]». La salle se remplissait au rythme de She Makes Me Wanna de JLS, puis de pubs, de clips des One Direction, Little Mix etc … entrecoupés par des messages vidéo des finalistes. Les gens passaient devant nous pour s’installer et regardaient ma pancarte du coin de l’œil. Nos voisines, de jeunes femmes anglaises, ont fini par nous demander si nous venions vraiment de France pour le show. J’ai réussi tant bien que mal à expliquer que oui, nous étions venues de France pour tous les voir, mais spécialement les Union J. Elles ont ouvert de grands yeux et nous on demandé comment nous étions venues etc…
Nous avons continué à colmater ma pancarte jusqu’à ce que la salle soit plongée dans le noir et que soudain la voix off de l’émission (vous savez, celle qui met direct dans l’ambiance) résonne dans toute la salle. Je ne me souviens plus exactement ce qu’elle disait à part une phrase qui nous a électrisé direct « ARE-YOU READYYYY. TO FACE. THE MUUUUUUSIC ?! » et tout le monde s’est mis a crier et applaudir, suivie de jets d’étincelles sur la scène. Rien à voir avec les shows français, on était dedans dès le début. Une vidéo passait sur les écrans, rappelant les temps forts de la série. Les images ont alors montré Rylan Clark et il est entré en scène pour ouvrir le concert avec son medley Groove Is In The Heart/Gangnam Style. Il était vraiment impressionnant, un vrai show man ! C’était vraiment agréable à écouter et à voir ! Nous nous sommes alors vite rendu compte que vu la taille de ma pancarte, il était impossible de la lever en entier sans cacher la vue aux spectateurs derrière nous. J’étais déçue, j’avais mis tellement de temps pour obtenir un résultat … potable, alors être obligée de plier la pancarte en deux, cachant la partie dont j’étais la plus fière… Enfin, le principal était que les garçons voient le message.
Rylan a terminé, avec les applaudissements du public bien sûr, et les écrans se sont mis à diffuser une vidéo qui ressemblait à celles des Best Bits de l’émission, une vidéo retraçant le parcours des Union J. En voyant tour à tour les Triple J et George Shelley marcher vers le jury pour leurs auditions, comment ne pas sourire jusqu’aux oreilles ? Quand la vidéo s’est terminée sur le « UNION J ! » de la voix off, les lumières se sont éteintes puis rallumées lorsque les grands panneaux se sont ouverts pour laisser passer les quatre garçons. Ils ont à peine fait un pas, que mon amie lève le bras avec un bout de ma pancarte en hurlant avec les autres et en sautant dans tous les sens. J’éclate de rire parce qu’elle n’était absolument pas fan, elle ne connaissait pas mais était à fond dans l’ambiance, décidée à ce que les Union J voient notre message français. Ils ont descendu les escaliers en commençant When Love Takes Over. Les garçons allaient et venaient de chaque côté de la scène puis marchaient vers la partie la plus avancée de la scène en terminant la chanson, le sourire aux lèvres. On s’agitait dans tous les sens pour les applaudir. Dur de prendre des photos potables dans toute cette agitation et encore moins avec l’émotion qui faisait trembloter mes mains.
Les lumières se sont à nouveau éteintes pour laisser place à une vidéo présentant Ella Henderson. Elle était magnifique, dans une robe sublime. Elle a chanté You’ve Got The Love, devant les écrans qui montraient une explosion de cœurs rouges. Des flammes étaient projetées de temps à autre dans les airs, nous faisant sursauter. On en prenait plein les yeux. Lorsque Ella a terminé la chanson, elle s’est avancé et nous a dit qu’elle allait chanter une chanson qui comptait beaucoup pour elle, celle qu’elle avait chantée à son audition, Missed. A ce moment là, tout le monde s’est assis pour savourer l’instant. Elle chantait juste avec un micro sur un support où étaient enroulées des fleurs rouges, seule sous une lumière blanche.
Après ce moment d’émotion les District 3 sont entrés en scène. De vraies piles électriques sur pattes, à bondir dans tous les sens. Dan a fait sa pirouette arrière, déclenchant les cris de la foule en chantant leur medley Beggin/Turn Up The Music. Tout le monde chantait, sautait et criait « IF YOU’RE SEXY AND YOU KNOW IT PUT YOUR HANDS UP IN THE AIR ». Les danseurs dégageaient autant d’énergie qu’eux !
Le show a continué avec Christopher Maloney. Je tiens à préciser que malgré toutes les critiques dont il a fait l’objet, il fait parti de ceux qui m’ont vraiment impressionné. Il était vraiment à l’aise sur scène, et d’une bonne humeur, très communicative. Il a chanté All By Myself puis a enchainé avec I’m Still Standing.
Quand il a fini, il a parlé au public et l’a remercié pour le soutien qu’il lui avait apporté pendant l’émission. Il est sorti de scène et lorsque les lumières se sont rallumées, le bras de ma pote s’est dressé net et a agité la pancarte dans tous les sens, me l’arrachant des doigts ! En riant, je l’ai récupéré et me suis concentrée sur la scène. En voyant George commencer à jouer les premières notes de Love Story, le public -et surtout les fans- se sont mis à crier et à les acclamer. Le décor était le même que la fois où ils l’avaient chanté à X Factor, une pluie lumineuse qui brillait sur les écrans. Ils ont descendu quelques marches et se sont posés au milieu, JJ, Josh et Jaymi assis et George debout. Puis ils se sont séparés en deux groupes de chaque côté de la scène, faisant des coucous aux fans au passage. D’autres pancartes se sont levées un peu partout, et j’ai vu le regard de JJ passer une fraction de seconde devant la nôtre avant de se perdre dans le public. Un court instant j’ai même cru que Josh l’avait vu mais comment en être sûr… Cela s’est vérifié un peu après. Ils se sont à nouveau avancés au centre de la scène, tout devant pour chanter le dernier couplet. Quelqu’un au premier rang tendait une rose aux garçons, rose que JJ a attrapé. C’était assez émouvant parce qu’on avait vraiment l’impression d’être sur un des live de l’émission, les garçons –et tous les autres d’ailleurs- chantaient, se donnaient autant que pendant l’émission, très professionnel et surtout très agréable. Et c’est là que c’est arrivé. Juste avant de terminer, Josh s’est tourné vers nous, à fixer un point dans notre direction, nous ou la pancarte qu’on a monté bien haut sur la pointe de nos pieds, mon amie était limite debout sur son siège. Ils ont chanté « We were both young, when I first saaaaaaaw… » et Josh nous a pointé du doigt en chantant « …youuuuuuu !». J’ai ouvert grand la bouche, n’osant pas trop y croire et nous nous sommes mises à bondir et crier dans tous les sens en lui faisant coucou. Les applaudissements et les cris ont fusé et sur le coup, j’ai lâché quelque chose qui ressemblait à un croisement. Ils ont salué tout le monde et sont partis. Immédiatement mon amie m’a attrapé par les bras en me répétant d’une voix limite hystérique : « Il l’a vu, on a réussi, il l’a vu je te dis, il l’a vu, on est sûre qu’au moins un l’a vu, il nous a vu, il nous a vu ! ». Moi j’ai bafouillé quelque chose du genre « Tu crois qu’il nous a vu, tu crois qu’il nous a vu ? » et je crois que je devais être un peu sous le choc parce que mon amie me secouait comme si j’étais un pommier en continuant de répéter « Il l’a vue, il l’a vu, je te dis ! ». J’ai juste dis bêtement « Tu crois ? T’es sûre ? » et elle m’a affirmé « Mais oui, bon sang ! Tu croyais qu’il pointait le vide ? On est les seules avec une pancarte dans ce coin du public ! ».
A ce moment là, la vidéo présentant Jahmene Douglas a commencé puis il est arrivé. On en a littéralement pris pleins les oreilles, c’était magnifique. Il a chanté At Last, nous clouant littéralement sur place. L’entendre tenir des notes aussi hautes et aussi longtemps devant son écran d’ordinateur est une chose, mais l’entendre en live, le voir de ses yeux en est une autre. Il a enchaîné avec Let It Be et l’émotion est montée. J’ai vu du coin de l’œil les yeux de mon amie, totalement fan des Beatles, s’embués puis pleurer un peu. Les miens n’ont pas tardé à s’y mettre aussi. Lorsque Jahmene a chanté la fin de la chanson, des jets d’étincelles nous ont fait sursauter et cela a fini en apothéose. On applaudit à s’en faire mal aux mains avant de se mettre à crier en voyant un énorme graphisme du drapeau britannique apparaître, suivi de Rylan dans sa veste Union Jack et des danseurs dans leurs costumes hallucinants. Tout Wembley s’est mis à hurler les paroles des différentes chansons du medley des Spice Girls. Nous n’étions pas sûres de chanter les paroles exactes mais ce n’était pas grave, on était dans l’ambiance. A la fin de la chanson, des longs morceaux de papier crépon roses sont tombés sur le public. On rigolait en essayant d’en attraper au vol. Puis ça a été l’entracte. Un rideau noir est tombé sur la scène mais on pouvait deviner qu’il y avait quelque chose en train d’être monté derrière. Les gens sont allés chercher à boire et à manger. On s’est mises à rire en se rappelant nos cris, nos bonds et notre anglais approximatif. J’étais contente car mon amie s’amusait bien alors que je l’avais presque forcé à venir.
Plusieurs minutes après, le show a repris et mon sourire s’est élargit en voyant les quatre membres de Union J suspendus en haut de quatre piliers. Des projecteurs rouges pointaient vers le haut, se mélangeant à la lumière bleue ambiante. Jaymi commence le medley Bleeding Love/Broken Strings et on se retrouve à chanter (ou plutôt beugler) «…BUT I DON’T CARE WHAT THEY SAY I’M IN LOVE WITH YOU ! » en balançant nos bras de droite à gauche, la pancarte au dessus de nos têtes. Petit à petit les piliers sont descendus et les garçons se sont avancés sur la scène. Après avoir fini la chanson, ils ont remercié les fans pour leur soutien pendant l’émission, pour leurs votes, que ça comptait beaucoup. Ils nous ont dit que c’était un jour important parce que c’était le dernier show en Angleterre mais aussi parce que ça allait être l’anniversaire de Jaymi. Alors ils nous ont demandé de chanter un « Joyeux anniversaire » à Jaymi, qui s’est caché les yeux en rigolant, un peu gêné. Alors on s’est tous mis à hurler/chanter « Happy birthday to you » avec eux. George filmait la scène avec son portable. Lorsqu’on a terminé, Jaymi a dit quelques mots, je ne saurai pas vraiment les répéter, c’était assez dur de comprendre au fur et à mesure, je saurai juste vous répéter qu’il nous remerciait encore et encore. Après ça, ils ont cherché parmi les premiers rangs quelqu’un à faire monter sur scène et l’heureuse élue a été accueillie par un câlin de George. Elle était toute mignonne, ils lui ont demandé son prénom, se sont installés sur les escaliers et ont échangés quelques mots avant de commencer à chanter Call Me Maybe. Ils ont dévalé les escaliers en la tenant par la main et sont passés dans le public jusqu’à la scène située vers le fond de la salle où ils sont montés pour terminer la chanson.
Chrstopher Maloney a ensuite pris le relais avec What A Feeling et on a recommencé à chanter n’importe comment. Il est passé dans une allée puis dans la nôtre et soudain, tous les gens venant de l’intérieur se sont avancé vers le bord, c’est-à-dire nous. Mais comme les sièges étaient fixés au sol, ils étaient presque impossible pour eux de s’approcher. En passant il a tapé dans nos mains, a continué son chemin jusqu’à la scène où il a terminé la chanson devant un fond lumineux et coloré. Il a enchaîné avec You Raise Me Up et les District 3 sont revenus accompagnés des danseurs en noir et or. Ils bondissaient dans tous les sens en chantant Dynamite et ont balançaient nos bras et nos cheveux dans tous les sens aussi. Certains dans le public étaient même debout sur leurs chaises ! Avant de faire leur dernière chanson, ils ont parlé un peu, mais à ce moment là de la soirée, j’étais arrivée à un stade où je ne comprenais plus grand-chose à l’anglais ! Ils remerciaient à leur tour le public et les fans pour leur soutien et j’ai cru comprendre qu’ils demandaient aux fans d’essayer de prendre leur pose la plus sexy (très sincèrement, à vérifier, je me suis même surprise à plisser les yeux et à tendre l’oreille, le visage concentré pour essayer de comprendre! Et comme les fans se sont mis à hurler quand ils ont prononcé le mot « sexiest », le reste de leur discours a disparu ^^). Ils ont fini par se poser sur des marches d’escaliers et on chanté Tears In Heaven. Magnifique.
Ella est revenue dans une autre robe scintillante pour Rule The World. Elle chantait devant une pluie d’étoiles, on aurait dit une étoile au milieu de la galaxie ! On était tellement absorbés pendant sa prestation qu’au moment de sa dernière chanson, Believe (la chanson de Cher, pas celle de Justin Bieber), nous n’avons même pas remarqué d’où sortait le piano blanc qui était alors sur scène. Elle s’est installée au piano et on a fait de la lumière avec nos appareils photos/portables/tubes fluos. Les projecteurs derrière nous se sont allumés et en se tournant vers la deuxième scène on a aperçu une veste rose et noire. Rylan a parlé un moment (là par contre je n’ai strictement rien entendu/compris) puis a entamé le medley spécial Supremes. Là encore il est passé dans l’allée pour rejoindre la scène et là, raz de marée vers le bord. A côté de nous, une fille tendait la main mais pas assez loin, alors hop ! J’ai tiré son bras vers l’allée, à temps pour que Rylan passe ses doigts sur les nôtres. Mission accomplie. Rylan est monté sur l’autre scène, se faisant porté à un moment par les danseurs. Là aussi, il était très impressionnant, une vraie bouffée d’oxygène et d’originalité ! Jahmene est revenu une dernière fois pour Angels, habillé tout en blanc, nous emmenant littéralement avec lui au paradis.
Après une courte pause et une vidéo montrant son parcours, James Arthur est enfin entré en scène. Sur un tabouret, sous les projecteurs de la deuxième scène, il a commencé avec Hometown Glory d’Adele avec sa guitare. Il a continué avec Feeling Good, laissant son tabouret et sa guitare pendant un moment. Les danseuses évoluaient autour de lui, une bonne partie du temps au sol, elles étaient bluffantes elles aussi dans des espèces de combinaisons rouges. Il se tournait d’un côté de la salle, puis de l’autre, comme ça, on ne voyait pas tout le temps son dos. Quand les premières notes de Let’s Get It On ont résonné dans la salle, les cris ont retenti de partout (mettez James Arthur et Let’s Get It On de Marvin Gaye ensemble et vous obtiendrez un concentré de talent et de sex appeal). Il est descendu dans l’allée, déclenchant un nouveau mouvement de foule vers le bord. Avec politesse et emportée par l’esprit du concert, j’ai laissé la jeune anglaise passer à côté de moi pour qu’elle puisse tendre la main elle aussi. Elle m’a remercié avec un timide « Thank You » et un sourire mais la sécurité avait élargi la marge entre James et le public et avec les deux personnes devant nous, impossible d’atteindre sa main. Il a continué son chemin, a terminé et à la fin de la chanson il nous a dit merci pour tout et si je me souviens bien, c’est à ce moment là qu’il s’est excusé car il était un peu malade et sa voix en subissait donc les conséquences mais honnêtement, ça ne s’entendait pas le moindre du monde. On lui a rendu sa guitare pour qu’il puisse entamer son hallucinante version du I’m Sexy And I Know It de LMFAO. Les danseuses étaient revenues, cette fois dans des justaucorps léopards. Des flammes jaillissaient derrière eux de temps à autre. Les lumières sont devenues rouges et bleues, il n’y avait que les lumières, la fumée au sol, les moitiés de cœur rouges sur les écrans et James avec son micro pour chanter The Power Of Love. Plus il chantait et plus cela montait en intensité. Je me suis mise à rire nerveusement en voyant du coin de l’œil les yeux mouillés de mon amie mais je n’en menais pas large non plus. Avant de commencer la dernière chanson, il s’est excusé une deuxième fois pour sa voix alors que tout ce qu’on avait envie de lui crier c’était qu’on ne lui en voulait pas du tout et qu’on savait qu’il donnait le meilleur de lui-même. « I remember years ago… » Dès les premières paroles, toute la salle s’est mise à chanter. Au fil de la chanson, l’espèce de cube sur lequel était James montait, montait, de plus en plus haut et lui chantait en balançant son bras. Puis il est redescendu lentement jusqu’à ce qu’il prononce les dernières paroles. La salle s’est mise à trembler sous les cris, les applaudissements et les bruits de pieds qui tapaient au sol. Il a disparu et est réapparut en haut des escaliers pour commencer Beautiful Day de U2 puis Rylan est arrivé, puis Christopher puis tous les autres avec les danseurs pour le grand final. Ella devait être un peu émue parce qu’elle essuyait sous ses yeux. Ils étaient tous souriants, allant et venant sur la scène en s’embrassant, faisant des coucou. Ça se voyait qu’ils partageaient quelque chose de spécial sur cette scène … Les lumières blanches étaient très fortes et une pluie de crépons rouges est tombée sur nous, réduisant fortement la visibilité, d’autant plus que tous les appareils photos/bras/têtes/pancartes étaient levés. Ils ont terminé la chanson et après avoir fait le tour de la scène, sont partis, pour ne pas revenir cette fois. La salle s’est rallumée et les gens ont commencé à ramasser leurs affaires. Il avait fait tellement chaud que le sol collait sous nos pas. Nous sommes sorties de la salle, retrouvant l’air glacial du dehors, mais cette fois avec le sourire et comme tout le monde nous nous sommes dirigées vers la gare, après un dernier coup d’œil. Dans mes oreilles résonnent encore les mots d’anglais compris par ci par là, le « Happy birthday to you Jaymi ! » et la musique…
J’espère ne pas trop avoir mélangé les choses, c’était dur de se remémorer tous les détails mais je souhaitais faire un compte rendu le plus précis possible, pour que vous ayez l’impression d’y être allé un peu. Je ne suis pas très douée pour écrire ce genre de chose mais j’espère que cela vous a plu ! »
Merci à Eva pour ce beau résumé ! Vous pouvez la suivre sur Twitter : @EvaNilleJ.
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